LA SOPHROLOGIE & SON HISTOIRE

« Science de l’harmonisation de la conscience »

Depuis plusieurs années maintenant, tout le monde a entendu parler de la sophrologie… Et pourtant la question que l’on m’a le plus souvent posée est : la sophrologie… Mais qu’est ce que c’est exactement ?

Pour mieux comprendre les origines et les influences de la sophrologie, il faut s’intéresser à l’histoire et au parcours de son fondateur Alfonso Caycédo.

Alfonso Caycédo (1932-2017) était un neuro-psychiatre, d’origine colombienne, installé à Madrid. Les traitements prodigués aux patients en psychiatrie de l’époque l’amène à se questionner (électrochocs, coma …), et il oriente ses recherches  sur la possibilité de « faire autrement », de trouver des solutions plus humaines.

Dès la fin des années 60, un département de sophrologie et de médecine psychosomatique est créé sous son égide à l’hôpital de Madrid.

Le professeur Caycédo choisi le nom de sophrologie, « science de l’esprit en harmonie », en opposition à l’étymologie de schizophrénie, qui signifie conscience, esprit scindé, divisé.

Pour créer sa « nouvelle école scientifique qui étudie les modifications de la conscience humaine », le professeur Caycédo s’inspire de nombreuses théories et pratiques expérimentées à l’époque.

D’un point de vue philosophique, le professeur Caycédo s’appuie et s’inspire largement de la phénoménologie, qui est un courant philosophique qui se propose d’observer l’existence au travers de l’expérience vécue, d’observer le phénomène tel qu’il apparait à la conscience. Un évènement ne vaut que par la manière dont il est vécu et c’est la manière d’appréhender la réalité qui va modifier la structure de la pensée, la manière d’être au monde.

Pendant 2 ans, le professeur Caycédo voyage en Orient sur les conseils de Ludwig Binswanger (psychiatre et philosophe). Il se rend d’abord en Inde où il fait l’expérience du Yoga avec plusieurs écoles et intègre cette dimension de la conscience, de la concentration sur le corps, à la sophrologie. Il se rend ensuite au Tibet et y apprend plusieurs formes de médiation et de concentration. Enfin, son voyage se termine par le Japon.

Si la sophrologie voit le jour dans le monde de la psychiatrie, elle s’étend rapidement à d’autres milieux. Des techniques spécifiques sont développées pour les sportifs (préparation mentale), les élèves dans les écoles, les personnes âgées, les entreprises…

La science qui étudie la conscience humaine devient une méthodologie qui aide à renforcer les valeurs fondamentales de l’être humain.

Profondément humaniste, la sophrologie vise à permettre à l’être humain, en s’appuyant à la fois sur une philosophie de vie et un ensemble de méthodes et de techniques, de vivre sa vie au meilleur de ses potentialités, d’harmoniser ses pensées et ses comportements. La sophrologie a une visée à la fois curative et préventive.

La sophrologie n’est donc pas seulement une ensemble de techniques et de méthodes, c’est aussi une philosophie, un art de vivre !